Le Républicain Lorrain : Anne-Sophie, vous commencez à connaître Villerupt maintenant ?
Anne-Sophie Mathis : Oui je suis venue l'année dernière en tant que marraine de la réunion du Boxing-club villeruptien. Auparavant j'avais livré ici un combat lors de mes débuts, il y a quelques années déjà.
R. L. : Comment êtes-vous venue à la boxe ?
A-S. M. : Mon copain faisait de la boxe et à force de suivre ses combats j'ai eu envie à 15 ans de m'essayer à ce sport. J'ai tout d'abord démarré en boxe française au club de Vandoeuvre sur les conseils de Valérie Hénin qui était mon idole à l'époque. Il s'est avéré très tôt que j'avais des qualités et Valérie m'a dirigée vers le club de Dombasle, mieux structuré pour la préparation et la mise en place de combats. C'est là que j'ai rencontré René Cordier, mon entraîneur actuel qui m'a orientée vers la boxe anglaise.
R. L. : Ensuite l'ascension fut rapide ?
A-S. M. : En fait je progresse vraiment depuis quatre ou cinq ans. En 2002, avec la naissance de ma fille Elena j'ai fait une coupure de deux années et c'est seulement après que je me suis vraiment investie à 100 % avec une certaine réussite puisque j'ai disputé treize combats pour douze victoires avant la limite et ce titre de championne du monde à Paris l'an dernier. Si on veut réussir il faut faire beaucoup de sacrifices, ce qui n'est pas toujours évident lorsque l'on est mère de famille.
R. L. : Justement la boxe occupe-t-elle tout votre temps ?
A-S. M. : Je viens de passer mon examen d'animatrice polyvalente et je bénéficie d'un contrat d'insertion de la ville de Tomblaine en tant qu'animatrice. Avec le statut de sportif de haut niveau, cela me permet de m'entraîner normalement tout en exerçant une activité à côté.
R. L. : Vous comptez monter sur le ring jusqu'à quand ?
A-S. M. : Vous savez, en boxe, il est difficile de prévoir les choses, le physique a ses exigences et lorsque le corps ne répond plus, il est impossible de continuer. Chez les filles, les combats sont moins durs que chez les garçons et j'espère avoir encore cinq bonnes années devant moi, j'aurai alors 34 ans.
R. L. : Le 28, il s'agit selon votre entraîneur d'un combat très important. Quel est votre avis ?
A-S. M. : En effet, il fait partie des deux combats de préparation avant mon championnat du monde contre Myriam Lamare le 30 juin à Marseille. Je vais rencontrer une Ukrainienne qui a déjà fait trois championnats du monde, c'est une fille grande et robuste.
© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 22 Avril 2007. / Longwy / Villerupt / Audun-le-Tiche
La reine du ring, Anne-Sophie Mathis, livre ses impressions
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